I’ll tell you my sins and you can sharpen your knife

grunge lyrics | Tumblr

La question ce n’est pas de sortir plus, de faire plus de choses. Ça ne suffit pas, et elle le sait. Elle le sait parce qu’elle l’a vécu. Mais tout le monde le fait, dire des choses auxquelles on ne croit pas nous-même. Ça ne suffit pas de sortir plus. Ça ne suffit pas parce que dès que je me retrouve seule, je suis submergée. Je ne contrôle plus mes pensées, elles me tombent toutes dessus d’un coup, et je me demande où elles étaient parties, comment elles avaient fait pour se cacher pendant des heures, et toutes revenir d’un coup comme ça. Je ne comprends pas ce qu’il se passe. Je n’ai plus aucune motivation, pour quoi que ce soit. Mes parents me donnent des tas de projets, des choses dont j’avais eu l’idée il y a quelques années. Il y a toute cette pression qui me ronge, et je n’arrive pas à leur dire que je ne sais pas où je vais, mais que je sais que je ne réussirai pas à entrer dans telle ou telle école parce que je ne travaille pas. Je fixe mon mur pendant des heures avec mes cahiers ouverts devant moi. Je ne dors plus que quelques heures, encore moins qu’avant. Enfin ça dépend. Soit je dors trois heures, soit j’en dors onze. Et il y a ces jours, ceux où je ne peux rien avaler, ou ceux où je suis tout le temps affamée. Alors je mange, je mange, pour combler le vide dans mon cœur et celui dans mon esprit. Et mon père, à qui je ne peux pas en vouloir de m’ignorer parce qu’il a l’air heureux. Ma mère, qui rentre à trois heures du matin parce qu’elle a passé la nuit à l’hôpital. Parce que le cancer, lui, est toujours là. Il s’est insinué dans le cerveau de ma grand-mère, encore, après avoir attaqué le sein et les poumons. Et puis il y a les autres, les personnes qui s’éloignent, doucement mais sûrement. Celles que je ne sais pas comment retenir. Celles qui te font croire qu’elles sont là, mais qui n’en donnent pas l’impression. Et on essaye de nous rassurer, de nous dire de ne plus penser à nos problèmes. Mais même sans les nôtres, comment ignorer ceux des autres ? Cette souffrance permanente, qui apparaît et disparaît, furtive, chez tout le monde. Comment ne pas remarquer la tristesse, la folie de ce monde ? Les parents qui perdent espoir, les amis qui n’en sont plus, les proches qui disparaissent, l’amour qui s’étiole, les sourires hypocrites et les larmes abondantes …

Je n’en ai plus rien à faire d’écrire bien ou pas. Tout ça c’est très médiocre, et je le sais. Ça me sert juste de défouloir.

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